« Père des animaux : Ses expéditions de recherche. Un hommage pour le 100e anniversaire de sa naissance », écrit par le Dr Kurt Floericke, est un récit biographique rédigé au début du XXe siècle. Il rend hommage à la vie et aux voyages du naturaliste Alfred Edmund Brehm, en mettant en lumière ses expéditions en Afrique et en Europe, ses observations sur le terrain ainsi que son rôle dans la popularisation de la zoologie grâce à des ouvrages tels que « La Vie animale illustrée ». L’ouvrage se concentre sur les voyages, les aventures et les découvertes scientifiques, tout en présentant des portraits de personnalités et des rencontres culturelles. Le début du volume donne d’abord un aperçu du contexte familial de Brehm : son éducation sous la direction du célèbre ornithologue Christian Ludwig Brehm, ses premiers talents, son expédition décisive au Soudan avec le baron von Müller, ainsi que ses études ultérieures et ses voyages en tant qu’auteur. Une scène vivante dépeint Müller recrutant le jeune Brehm au cours d’un débat technique sur les sous-espèces de pies-grièches, ce qui mènera ce dernier en Afrique. Le récit suit ensuite ses voyages sur le Nil, ponctués d’accidents et de malentendus, d’une rencontre presque fatale avec un crocodile, ainsi que de son passage dramatique pour la première fois au-dessus des chutes du Wadi Halfa en Europe. Les difficultés rencontrées au Kordofan – malaria, soif, malentendus et le vent brûlant du Samum – contrastent avec les riches observations naturalistes, la vie dans les oasis et une nuit de Noël empreinte de nostalgie, marquée par les barrissements des éléphants sauvages. De courts voyages solitaires se soldent par des maladies et des tensions avec Müller concernant la collecte des résultats scientifiques. Au Caire et au Khartoum, l’histoire aborde des épisodes tels que des insolationnistes, un tremblement de terre, des portraits précis de la vertu berbère, ainsi qu’une ménagerie improvisée – centrée sur la lionne apprivoisée de Brehm, Bachida – dont les comportements avec un babouin et un marabou révèlent à la fois l’humour des animaux et leurs habitudes en captivité.