« À travers l’Ouganda » de Rudolf Kmunke est un récit de voyage et un rapport d’expédition scientifique écrit au début du XXe siècle. Il décrit un périple de recherche terrestre en Ouganda, qui inclut l’ascension du mont Elgon ainsi que l’exploration de régions peu cartographiées. L’ouvrage mêle des informations sur la géographie, l’histoire naturelle et l’ethnologie aux aspects logistiques et aux dangers liés aux voyages à l’époque coloniale. Au début du livre, l’auteur expose son objectif de découvrir les parties encore peu connues de l’Ouganda, exprime sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenu et décrit de manière méthodique les préparatifs : choix des itinéraires, étude de la littérature existante, rassemblement du matériel (tentes, appareils photo, instruments scientifiques) ainsi que recrutement de compagnons clés comme le médecin Robert Stigler. Le récit suit ensuite le voyage depuis Vienne, via Trieste et la route du Suez, jusqu’à Mombasa et Nairobi. Une rencontre avec le gouverneur britannique amène à modifier les plans : l’expédition décide d’entrer en Ouganda par le lac Victoria. Après un trajet en train jusqu’à Kisumu et la perte d’un lot d’instruments médicaux, le groupe traverse le lac pour se rendre à Entebbe, où il rencontre le gouverneur Jackson et obtient les autorisations nécessaires. Une brève excursion est ensuite organisée vers Kampala : le groupe traverse des zones infestées de maladie du sommeil, visite un hôpital missionnaire moderne et rend visite au jeune roi Daudi Chwa. Ensuite, ils se dirigent vers Jinja, établissent leur premier camp, s’approvisionnent en marchandises et visitent les chutes de Ripon. Des mesures strictes sont prises pour se protéger contre la malaria, la dysenterie et la fièvre récurrente. Le recrutement des porteurs s’avère difficile, mais la caravane finit par partir vers le nord-est, en passant par des plantations et des marais. Elle traverse ensuite la rivière Mpologoma à l’aide de canoës et marche sous la lumière de la lune. La première vue majestueuse du mont Elgon marque le début de l’ascension vers les hautes terres ; l’ouvrage se termine par leur arrivée à Mbale, où les préparatifs pour l’ascension sont finalisés.