« La Frontière dans l’histoire américaine » de Frederick Jackson Turner est un ouvrage historique rédigé à la fin du XIXe siècle. Cet essai explore le rôle crucial joué par la frontière américaine dans la formation du caractère, de la démocratie et de l’identité de la nation. Turner souligne l’impact transformateur de cette expérience sur la société américaine, affirmant qu’elle a favorisé l’émergence d’un ensemble unique d’idéaux sociaux et politiques, distincts de ceux de l’Europe. L’introduction de ce texte influent pose les bases pour une analyse de l’évolution de la frontière, en montrant comment l’expansion vers l’ouest des colons américains a entraîné une rédefinition profonde de l’identité et des institutions dans tout le pays. Turner introduit son thème central : la frontière en tant que point de rencontre dynamique entre la civilisation et la nature sauvage. Il se penche sur la disparition d’une ligne frontalière unifiée, telle qu’elle était définie lors du recensement de 1890, et réfléchit aux implications historiques de cette transformation dans les contextes américain et européen. Tout au long de son introduction, Turner évoque le lien complexe entre les expériences des colons et les idéaux américains qui se sont développés au fil de leur confrontation continue avec la nature sauvage et ses défis.