« Un budget de paradoxes, volume I » d’Augustus De Morgan est une collection d’écrits qui explorent divers paradoxes scientifiques et philosophiques, probablement rédigée à la fin du XIXe siècle. Le texte s’intéresse aux incohérences et contradictions présentes au sein des doctrines scientifiques établies, tout en critiquant les affirmations sans fondement avancées par des prétendus découvreurs. Cette approche reflète l’intention de De Morgan d’éclaircir la nature du savoir et les pièges de l’ignorance dans le domaine de la recherche scientifique. L’introduction de l’ouvrage adopte un ton réfléchi : De Morgan introduit le concept de paradoxe en utilisant un scénario hypothétique mettant en scène une mouche et un éléphant pour illustrer comment des affirmations contradictoires peuvent naître dans le discours intellectuel. Il souligne le contraste entre les penseurs isolés et les mouvements organisés en science, suggérant que les idées dissidentes deviennent plus crédibles lorsqu’elles bénéficient d’un soutien collectif plutôt que de n’être qu’une fantaisie individuelle. De Morgan propose d’examiner les affirmations de ces « paradoxeurs », en s’appuyant sur sa vaste expérience personnelle avec des individus qui ont affirmé avec assurance leurs prétendues découvertes, malgré un manque de connaissances ou de compréhension formelle. Ce début invite le lecteur à explorer plus profondément la relation entre les connaissances scientifiques établies et ces voix souvent contradictoires qui les remettent en question.
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