« Ceux qui frappent à nos portes : un véritable évangile de l’immigration » de Mary Antin est un traité sociopolitique écrit au début du XXe siècle. Le livre examine la question de l’immigration sous des perspectives éthiques, juridiques et sociales, en mettant l’accent sur les droits des immigrants ainsi que sur les obligations morales de la société américaine à défendre les principes de liberté et d’égalité. Antin affirme que l’essence de l’identité américaine est ancrée dans son attachement à ces idéaux, ce qui rend l’expérience de l’immigrant au cœur de la mission de la nation. L’ouvrage pose trois questions fondamentales concernant l’immigration : le droit de la réguler, la nature de l’immigration contemporaine et ses effets sur la société. Antin défend une approche humaniste de l’immigration, qui reconnaît les droits fondamentaux de tous les individus, indépendamment de leur origine. Elle remet en question la perception actuelle de l’immigration comme un problème, et la considère plutôt comme une continuation de l’engagement de la nation en faveur de la liberté et des droits de l’homme. Son argumentation établit ainsi que le fait de nier les droits des immigrants revient à saper les fondements mêmes de la démocratie américaine.