« La vie et l’époque du révérend John Wesley, docteur en lettres, fondateur du méthodisme… » de L. Tyerman est une biographie historique écrite à la fin du XIXe siècle. Elle retrace les dernières années de John Wesley ainsi que l’expansion du méthodisme grâce à ses voyages, lettres, prêches et conférences, en mettant en évidence les controverses sur le calvinisme, la perfection chrétienne et l’alliance avec l’Église d’Angleterre. Basée sur des journaux personnels et de la correspondance, l’ouvrage montre comment Wesley a organisé et financé ce mouvement tout en étendant son influence en Grande-Bretagne et à l’étranger. La première partie du volume se concentre sur l’année 1768 : on y suit Wesley à l’âge de 65 ans, au travers d’échanges avec Whitefield et Berridge, de ses prêches (notamment celui intitulé « Le Bon Administrateur ») et d’une tournée énergique dans le nord du pays et en Écosse, où il prêche devant des soldats et de vastes foules. L’ouvrage expose également sa conviction en la preuve surnaturelle (comme l’affaire de l’apparition à Sunderland), son attachement ferme à la perfection chrétienne sans rupture avec l’Église, ainsi que sa correspondance avec des personnalités comme Fletcher, son frère Charles et ses critiques. Il publie également son testament de 1768 et décrit la conférence de Bristol – marquée par son empressement à rendre visite à sa femme malade – qui a établi des directives concernant le commerce des prédicateurs, les prêches en plein air ou tôt le matin, l’application de la discipline, le jeûne et les visites pastorales. Le récit aborde également les débuts du méthodisme à l’étranger, notamment grâce aux activités de Laurence Coughlan au Nouveau-Brunswick, aux expulsions d’étudiants de l’université d’Oxford et à la création du collège Trevecca par Lady Huntingdon. Dans son ensemble, ces éléments révèlent les difficultés pratiques rencontrées par un mouvement en pleine croissance.