« The corsair; or, the little fairy at the bottom of the sea : A new Christmas… » de William Brough est une pantomime burlesque comique du milieu du XIXe siècle, à l’époque victorienne. Construite sur le ballet populaire Le Corsaire et clignant de l’œil au roman pirate de Byron, elle mêle spectacle féerique, slapstick et mélodrame. Son sujet probable est une histoire de pirates à cape et à l’épée transformée en un divertissement de Noël enjoué où l’amour et la magie tentent de réformer un corsaire notoire. L’intrigue suit Conrad, un pirate d’humeur sombre, dont le destin devient l’affaire des fées de la mer menées par Serena, qui jure de le racheter par l’amour. À terre, il sauve la vive Medora d’un marché d’esclaves, puis survit à un naufrage ourdi par les fées, seulement pour être trahi par son lieutenant Birbanto, qui aide le renégat Yussuf à enlever Medora. Serena déjoue une mutinerie, et Conrad s’infiltre déguisé dans le harem du pacha, croise le fer avec Birbanto et est capturé. Pour le sauver, Medora feint d’accepter la proposition du pacha, tandis que Gulnare épouse astucieusement le pacha elle-même sous un voile. Medora libère Conrad et ils s’enfuient ; le pacha découvre qu’il est marié à Gulnare ; dans les bois, le coup de Birbanto s’effondre à l’arrivée des gardes et Serena accorde sa clémence aux amants réformés. Une réconciliation générale s’ensuit : le pirate jure la respectabilité domestique, Gulnare assure son mariage, même les méchants promettent de s’amender, et la pièce s’achève sur une éclatante transformation menée par les péris vers l’harlequinade.
Publié également sous le titre : Conrad and Medora.