« L’Amour est éternel » de Wilhelm von Polenz est un roman écrit à la fin du XIXe siècle. Il s’agit d’une étude sur la maturation et les relations sociales, centrée sur Jutta Reimers, une jeune élève précoce issue d’une famille prospère de Munich. Son lien secret avec un peintre plus âgé perturbe l’ordre confortable de sa vie familiale. À travers les contrastes entre la discipline bourgeoise et l’art bohème, le roman explore l’innocence, le processus d’éveil et les pressions imposées par les conventions sociales, en mettant en scène Jutta, son frère ambitieux Eberhard, leur père bienveillant mais distrait, ainsi que le peintre von Weischach. Le début du roman présente la famille Reimers : Eberhard tyrannise sa sœur dans son « laboratoire » improvisé, tandis que leur père, qui voyage fréquemment, évite les conflits au sein du foyer. Jutta se rend secrètement dans l’atelier de Herr von Weischach, un ancien officier devenu peintre qui la considère comme sa muse. Elle profite de son attention ainsi que du charme illégal de cet atelier. Lors d’un dîner avec le partenaire commercial de leur père, Knorrig, de plus grandes tensions familiales apparaissent : une lettre inquiétante concernant la maladie du fils aîné, Kurt, à l’étranger… Jutta brode en secret un cadeau pour le peintre et oscille à l’école entre excellence et négligence. Lorsque von Weischach abandonne le portrait prévu de « Harfner und Mignon » pour peindre une scène symbolique inspirée par Jutta, celle-ci se sent trahie et rompt tout lien avec lui. Il tombe gravement malade ; elle le visite, terrifiée et perdue, et il meurt peu après. La famille assiste à son enterrement, ses biens sont mis aux enchères… Le père de Jutta, alarmé par l’importance que sa fille a jouée dans la création de ce peintre, fait venir sa cousine Vally pour qu’elle devienne sa compagne et sa protectrice.