« Œuvres du très honorable Edmund Burke, vol. 03 (sur 12) » d’Edmund Burke est un recueil de discours et de réflexions politiques rédigé à la fin du XVIIIe siècle. Ce volume approfondit des aspects importants de la gouvernance britannique, notamment les affaires de la Compagnie britannique des Indes orientales et les implications de ses actions en Inde. Les discours qu’il contient mettent en lumière la vive critique que Burke adresse à la corruption, aux malversations et aux obligations morales du Parlement britannique en matière d’administration coloniale. L’ouverture de ce volume présente le célèbre discours de Burke concernant les dettes du nabab d’Arcot, prononcé en février 1785. Elle plante le décor d’un examen passionné et détaillé des obligations financières nées de transactions douteuses entre le nabab et des créanciers britanniques, en soulignant principalement comment de telles pratiques ont entraîné une corruption et une exploitation généralisées. Burke y exprime son alarme face à la collusion évidente entre le nabab et certains fonctionnaires britanniques, affirmant que les exigences financières de ces créanciers étaient alimentées par la malhonnêteté et la manipulation, entraînant de graves conséquences pour les populations appauvries touchées par ces dettes. Cette partie d’ouverture établit à la fois le contexte historique et les subtilités juridiques de la situation en Inde, illustrant l’engagement de Burke en faveur de la justice et de la responsabilité au sein de l’entreprise coloniale.