« Suggestions pour l’écriture de nouvelles de Charles Joseph Finger » est un guide pratique sur l’art de la fiction, rédigé au début du XXe siècle. En mélangeant des essais vivants à des conseils pratiques, cet ouvrage prône la sincérité et la vérité dans le récit, explore les personnages, l’intrigue, le style et les thèmes, et offre des astuces pour ceux qui aspirent à devenir écrivains. Son objectif principal est d’aider les auteurs à créer des nouvelles qui semblent réelles, en évitant les clichés, les distorsions et les schémas préconçus. L’ouvrage commence par rejeter les méthodes stéréotypées enseignées dans les écoles de correspondance et pose clairement son principe fondamental : la vérité est le critère ultime de la littérature. Il encourage les écrivains à être sincères, à voir les choses telles qu’elles sont et à « décrire les choses comme elles sont », tout en mettant en garde contre les préjugés patriotiques ou de classe qui réduisent les personnages à des stéréotypes. Le personnage y est considéré comme un être complexe, souvent une facette de la nature même de l’auteur ; le courage y est vu davantage dans les choix moraux que dans les actions brutales, et il est conseillé de modérer l’usage du meurtre ou des effets spectaculaires dans les récits. L’intrigue, selon l’auteur, naît des personnages et de la situation ; la plausibilité importe moins que l’émotion et la texture du récit, ce qui permet d’inclure le romantisme et la fantasy à condition qu’ils soient présentés avec vraisemblance. L’ouvrage met également en garde contre les thèmes obsessionnels liés au sexe ou les clichés selon lesquels le mariage serait la fin de tout, propose des idées originales pour l’élaboration d’histoires et définit le style comme une communication claire et honnête, plutôt que comme un simple ornement – ce qui est illustré par de nombreux exemples et citations. L’auteur souligne enfin qu’un domaine de la littérature jeunesse est souvent négligé, énumère des magazines adaptés aux jeunes lecteurs et conclut en encourageant les écrivains à écouter attentivement la réalité quotidienne, car c’est la vérité, racontée simplement, qui perdure.