« Naamioita III-IV » d’Eino Leino est une collection de pièces de théâtre écrites au début du XXe siècle. Elle mélange des scènes morales et psychologiques à des tragédies historiques, allant du remords médiéval à l’intrigue classique. Ces pièces mettent en scène des personnages déchirés entre amour, honneur, ambition et questionnement spirituel, parmi lesquels un chevalier ruiné et l’homme d’État athénien exilé Alcibiade. L’introduction de cette collection présente deux scènes particulièrement frappantes : Dans « Ritari Klaus », un chevalier déchu vivant dans une cabane désolée repousse avec mépris l’amour obstiné d’Inkeri. Il énumère ses péchés, la met en garde contre le désastre, et lorsque elle lui rend son épée pour tenter de réveiller ce vieux guerrier, il déclare qu’il sert désormais la Croix ; elle part alors avec mépris, laissant l’épée comme un jugement silencieux, tandis qu’il prie la Vierge. Dans « Alcibiade », Timandra repousse le ivrogne Marsyas, qui lui apporte une lettre secrète ainsi qu’un bijou princier qu’elle refuse. Alcibiade revient avec Thrasybulos, et leur dialogue tendu met en évidence les contradictions entre loyauté, exil et l’attrait de l’Asie, au milieu des festivités d’Astarté. Un message royal mystérieux et la visite annoncée du satrape accentuent le sentiment de danger ; au début du troisième acte, la troupe perse arrive, et les politesses de cour ne masquent à peine un duel imminent de paroles et de volontés.