« La Tête du serpent » de Vittorio Bersezio est un roman écrit à la fin du XIXe siècle. L’histoire se déroule dans un contexte de intrigues sociales et se concentre principalement sur la vie tumultueuse de Lorenzo Lograve, un homme aux prises avec les conséquences de sa dépendance au jeu et d’une relation complexe avec son épouse Luisa ainsi qu’avec sa gouvernante manipulatrice, Marianna. L’ouverture du roman nous plonge dans un moment tendu : Lorenzo est absorbé par une partie de cartes tard dans la nuit, ignorant l’état catastrophique des choses qui l’attendent à la maison. Un domestique annonce qu’une femme le cherche désespérément ; il s’avère que son épouse est gravement malade. Le récit passe rapidement de l’atmosphère enfumée du club au silence sinistre de sa demeure, où l’indifférence de Lorenzo aboutit finalement à une tragédie. Cette première partie prépare le terrain pour une exploration profondément émouvante de la perte, du remords et des conséquences des choix égoïstes, tout en laissant entrevoir le chemin sombre et tumultueux qui attend les personnages impliqués.