« Normalarbetsdagen » de Gustaf Fredrik Steffen est un traité social écrit à la fin du XIXe siècle. L’ouvrage aborde l’importance capitale de l’établissement d’une journée de travail standard, tant pour les hommes adultes que pour les femmes et les jeunes travailleurs, dans le but de répondre aux problèmes sociaux et économiques de l’époque. Le sujet central porte sur les implications de la durée du travail sur le bien-être physique et mental des travailleurs, leur stabilité économique et la qualité globale de leur vie. Au début du livre, l’auteur souligne l’urgence et la complexité de la question de la journée de travail normale, qui a acquis une importance politique considérable dans de nombreux pays avancés, dont la Suède. Steffen note les difficultés à faire accepter largement ces réformes, en particulier au vu des théories économiques qui évoluaient encore à l’époque. Il ouvre la voie à une exploration des impacts croisés de la durée du travail sur la santé, les normes morales et la productivité des travailleurs, tout en mettant en garde contre un soutien ou une opposition aveugles au mouvement en faveur d’une journée de travail réglementée. Cette introduction met en évidence l’approche analytique de Steffen face aux problèmes sociaux au cœur du mouvement ouvrier de son époque, et prépare le lecteur à une discussion détaillée sur le contexte historique et les conséquences socio-économiques de ce mouvement.