« La rovina della civiltà antica » de Guglielmo Ferrero est un récit historique rédigé au début du XXe siècle. L’ouvrage s’intéresse au déclin de la civilisation antique, en examinant des épisodes significatifs et des défaillances systémiques qui ont contribué à sa chute. Ferrero réfléchit à la fois au contexte historique et aux implications de ce déclin pour la société contemporaine, suggérant que les leçons tirées du passé restent pertinentes pour identifier les menaces qui pèsent sur la civilisation moderne. L’ouverture de ce récit établit l’intention de Ferrero d’explorer les causes du déclin des civilisations antiques, en se concentrant particulièrement sur la transformation de l’Empire romain, passé d’une société puissante à une société minée par les troubles internes et les invasions extérieures. Il commence par contredire l’idée d’un déclin graduel, avançant au contraire qu’il s’est achevé de manière dramatique après une brève période d’existence culturelle et politique vigoureuse. À travers des éclairages sur la structure de l’autorité impériale, Ferrero critique le chaos politique qui suivit l’assassinat de l’empereur Alexandre Sévère et examine comment la désagrégation de l’aristocratie, l’érosion de la vertu civique et l’essor de puissances rivales ont affaibli les fondements de l’Empire, contribuant finalement à sa désintégration.
Publié originellement en français sous forme d’articles dans la « Revue des deux mondes » en 1919-1920. Traduit en italien par Leo, fils de G. Ferrero, en 1925.