« Mettre fin à la dépression grâce à l’obsolescence programmée », de Bernard London, est un traité socio-économique écrit au début du XXe siècle, dans le contexte de la Grande Dépression. Le livre propose une solution économique radicale visant à revitaliser l’économie en concevant délibérément des produits qui deviennent obsolètes après un certain temps, ce qui assure ainsi un cycle constant de consommation et de production. Il aborde le paradoxe de l’abondance, où des surplus coexistent avec un chômage et une pauvreté généralisés, en plaidant pour une réorganisation du comportement des consommateurs et des méthodes de production. L’idée centrale du plan de London est d’attribuer une durée de vie prédéterminée aux biens et aux produits ; après cette période, ils seraient retirés du marché et remplacés par de nouveaux modèles, permettant ainsi aux industries de rester actives et de maintenir des niveaux élevés d’emploi. En régulant la durée de vie des produits, il suggère que cela stimulerait non seulement la consommation, mais créerait également une source stable de revenus pour l’État grâce aux taxes perçues sur ces biens après leur obsolescence. Sa proposition vise à mettre fin au stagnement économique en éliminant les produits obsolètes et en facilitant ainsi l’introduction de nouveaux produits sur le marché, ce qui favoriserait un environnement économique équilibré bénéfique tant aux travailleurs qu’aux consommateurs, tout en corrigeant les inégalités du système actuel.