« Les Sœurs dans la Croix » d’Alekseï Remizov est un roman écrit au début du XXe siècle. L’histoire tourne autour de Peter Alekseïevitch Marakouline et explore la vie des habitants d’un immeuble de Petrograd, abordant des questions relatives au destin, au sentiment de culpabilité et à la condition humaine. Le livre offre une description vivante de la vie urbaine et spirituelle russe, mélangeant réalisme, éléments symboliques et un soupçon de folklore. La narration est imprégnée d’une profonde réflexion sur la souffrance, la perte et la quête de sens individuel au sein des luttes collectives de la Russie moderne. L’introduction du roman présente Remizov comme un écrivain profondément ancré dans les traditions et le folklore russes, tout en étant pleinement conscient des questions sociales et spirituelles de l’époque. L’histoire se concentre ensuite sur Marakouline, un employé de bureau à Petrograd qui, après avoir été injustement licencié pour une erreur insignifiante et une possible trahison, sombre dans l’isolement, la pauvreté et des questionnements existentiels. Des descriptions émouvantes de son état intérieur, de ses rencontres avec les autres locataires, ainsi que de sa sensibilité aiguë à la souffrance et à l’indifférence qui l’entoure, jettent les bases de l’exploration du désespoir, de la résilience et de la possibilité d’une rédemption personnelle dans ce roman. L’immeuble lui-même apparaît comme un microcosme de la société russe, peuplé par des personnages aux vies entrelacées dont les difficultés quotidiennes reflètent des thèmes sociaux et métaphysiques plus larges.
Sœurs Croisées (Krestovye sestry).