*The Run* de John Hay est un ouvrage d’écriture sur la nature et l’histoire naturelle rédigé au milieu du XXe siècle. Il explore la migration printanière des anchois à Cape Cod, en reliant de manière étroite les observations détaillées aux aspects écologiques, historiques et culturels locaux. Guidé par un narrateur réfléchi ainsi que par des personnages comme ce gardien protecteur des harengs, l’ouvrage décrit le parcours des poissons de la mer vers les étangs, leurs dangers et leurs liens profonds avec les communautés humaines. L’histoire débute par une veillée du narrateur au bord du cours d’eau où vivent ces poissons, à Stony Brook ; l’auteur décrit le temps morose de l’attente, puis l’apparition du premier anchois solitaire, suivie enfin de la migration massive des poissons. Il présente ensuite Harry Alexander, le gardien en question, et évoque différents aspects liés au cycle de vie de ces poissons : leur rôle dans l’agriculture indigène et la survie des pionniers, leur utilisation dans les salaisons, ainsi que leur place actuelle dans l’économie locale (notamment en tant qu’appât pour les homards). Des descriptions vivantes dépeignent des échelles bondées, des sauts mortels au bord de chutes infranchissables, et des nuées de mouettes envahissant la vallée ; les chapitres mêlent également des informations anatomiques et sensorielles à des questions sur le comportement de ces poissons, leur capacité à se diriger, leur localisation dans l’océan et les signaux environnementaux qui les guident. L’auteur suit le parcours des anchois depuis la rivière Paine’s Creek jusqu’à l’estuaire, où l’eau salée cède la place à l’eau douce.