« Le Concept de la nature » d’Alfred North Whitehead est un traité philosophique écrit au début du XXe siècle. Cet ouvrage rassemble une série de conférences qui explorent la philosophie des sciences ainsi que les interrelations entre les différentes branches du savoir, en se concentrant particulièrement sur les sciences naturelles. Whitehead vise à redéfinir et à clarifier la nature de la recherche scientifique, remettant en question les notions dominantes concernant la matière et la substance qui ont prévalu dans le discours scientifique. L’introduction du livre expose les intentions qui ont guidé ces conférences au Trinity College, établissant ainsi un cadre pour débattre de la philosophie des sciences. Whitehead souligne l’importance de comprendre la nature à la fois comme un ensemble d’entités et comme un processus qui se déploie dans le temps, préconisant une vision qui évite les interprétations dualistes de la réalité. Il introduit également des concepts clés tels que la perception sensorielle, la pensée, ainsi que les distinctions entre types de raisonnement homogènes et hétérogènes. À travers ces idées fondamentales, il entreprenne d’explorer le vaste domaine de la philosophie naturelle, dans le but de unir différentes perspectives scientifiques sous une compréhension cohérente de la nature elle-même.