« La Cité du Vice » de Fialho de Almeida est une collection de nouvelles écrites à la fin du XIXe siècle. L’œuvre met en contraste la vie trépidante mais trouble de Lisbonne avec celle, plus sereine mais également chargée de soucis, des zones rurales, explorant ainsi des thèmes tels que le désir, la débauche et les émotions humaines à travers ses personnages et ses récits. L’auteur dépeint avec finesse le contraste entre la ville animée, souvent dominée par le vice, et l’existence paisible mais pesante des campagnes. Le début du récit présente un voyageur qui est à la fois réfléchissant et critique envers son environnement. Il décrit la chaleur oppressante de Lisbonne, peignant des images de décadence et de vice, avant de raconter son départ à pied vers les régions moins densément peuplées. Ce voyage évoque un sentiment de liberté et une réflexion existentielle, entrecoupés de souvenirs d’anciennes connaissances et de réflexions sur les normes sociales. Au fil de son itinéraire, il observe les paysages du Portugal, les saisons et le mode de vie rustique qui s’offrent à lui. Le style littéraire est riche et évocateur, plongeant le lecteur dans les expériences sensorielles tant de la ville que des campagnes, tout en laissant entrevoir la complexité des désirs humains et des relations interpersonnelles.