« L’eugénie et autres maux » de G. K. Chesterton est un essai critique écrit au début du XXe siècle. Le livre aborde le mouvement eugéniste, ses implications philosophiques ainsi que les dangers qu’il représente pour les libertés individuelles, la morale et la structure sociale. Le style argumentatif de Chesterton révèle son opposition résolue à l’eugénie, qu’il considère comme une idéologie erronée et potentiellement tyrannique. Au début du livre, il présente le contexte historique et la popularité de l’eugénie à son époque. Il souligne la nécessité de remettre en question ce mouvement et de s’y opposer avant qu’il ne prenne pleinement effet, faisant des parallèles avec d’anciennes tyrannies et des tendances sociales issues d’idéologies similaires. Il critique les fondements moraux de l’eugénie ainsi que l’idée selon laquelle les êtres humains pourraient être gérés scientifiquement, comme du bétail, et plaide plutôt pour la valeur intrinsèque de chaque individu, indépendamment de ses caractéristiques héréditaires. À travers cette réflexion, il met en garde contre les conséquences d’autoriser l’autorité scientifique à dicter les arrangements sociaux, appelant à une prise de conscience des implications éthiques liées à l’idée d’« améliorer » l’humanité.