« Die Inzestscheu », de Sigmund Freud, est une publication scientifique rédigée au début du XXe siècle. Cette œuvre explore les aspects psychologiques de l’évitement de l’inceste, en comparant les comportements et les pratiques culturelles liés à l’inceste dans les sociétés primitives, en s’intéressant particulièrement aux peuples aborigènes d’Australie, aux phénomènes psychologiques observés chez les névrosés. Le texte vise à mettre en lumière les parallèles entre le développement psychologique des individus et celui des cultures. Dans cette analyse, Freud soutient que les puissants tabous contre l’inceste présents dans les sociétés primitives peuvent être considérés comme le reflet de la psychologie infantile, reproduisant des problèmes non résolus présents dans la psyché des individus névrosés. Il développe le concept de totémisme et d’exogamie, des pratiques qui interdisent aux individus d’épouser des membres de leur propre groupe totémique ou d’avoir avec eux des relations sexuelles. Cette stricte observance de l’interdiction de l’inceste met en évidence à la fois la structure sociale et les mécanismes psychologiques à l’œuvre. Freud suggère que la peur profondément enracinée de l’inceste et les mécanismes sociaux destinés à le prévenir peuvent constituer un facteur essentiel pour comprendre la psychologie humaine, tant dans ses formes primitives que névrotiques.