«La Danse macabre» de Gilles Corrozet et Jean de Vauzelles est un recueil historique d’illustrations gravées sur bois et de vers qui les accompagnent, écrits au début du XVIe siècle. Cette œuvre propose un commentaire saisissant sur l’inévitabilité de la mort et le caractère universel de la mortalité, montrant son impact sur les différentes classes sociales et professions. Publié pour la première fois en 1538, le livre reflète les sentiments sociopolitiques de son époque, notamment dans l’Europe postérieure à la Réforme, où les thèmes de la moralité et de la condition humaine étaient prédominants. Le livre présente une série d’illustrations réalisées par Hans Holbein le Jeune, chacune accompagnée d’une citation biblique en latin et d’un quatrain en français. Chaque illustration représente une figure différente de la société, des rois et des papes aux gens du peuple, illustrant la manière dont la mort touche indistinctement tout le monde. Les gravures sur bois servent à la fois de rappels sévères de la mortalité et de critiques sociales, laissant entrevoir les défaillances morales des personnages représentés. Le texte mêle des éléments didactiques à un sentiment d’urgence, incitant les lecteurs à réfléchir à leur vie et à la nature éphémère de l’existence. Dans l’ensemble, «La Danse macabre» s’impose comme une puissante méditation artistique et littéraire sur la fragilité de la vie et le destin ultime qui attend chacun.
Les quatrains français ont été attribués à Jean de Vauzelles ou à Gilles Corrozet.