*Les Arts et les arts décoratifs du Japon ancien* de Stewart Dick est un ouvrage d’introduction à l’histoire de l’art rédigé au début du XXe siècle. Destiné aux lecteurs non spécialisés plutôt qu’aux connaisseurs, il explique les principes esthétiques, les matériaux et les techniques utilisés dans les arts traditionnels japonais, que ce soit la peinture, l’estampe en couleur, la sculpture, la métallurgie, la céramique, la laque, l’aménagement des jardins ou l’arrangement floral. Ces arts sont placés dans leur contexte social et historique ; les conventions japonaises y sont mises en contraste avec les attentes occidentales, et les principales écoles, maîtres et techniques qui ont façonné le « Japon ancien » sont soulignées. L’introduction du livre expose clairement l’objectif de l’auteur, met en garde contre certaines critiques peu fiables et cite quelques autorités reconnues ; elle présente ensuite un aperçu général des caractéristiques de la culture esthétique japonaise, de sa formation calligraphique et de son architecture élégante, qui ont donné naissance à des œuvres marquées par la subtilité, la retenue et une grande qualité de conception. L’ouvrage décrit ensuite le contexte historique du Japon – depuis l’arrivée du bouddhisme et la culture centrée sur les temples, en passant par la période des samouraïs et la paix sous la dynastie Tokugawa, jusqu’aux premiers contacts avec l’Occident. Il examine ensuite les différentes formes de la peinture, les conventions liées à l’utilisation du pinceau et les principales écoles (l’imagerie bouddhique, les maîtres influencés par la Chine comme Sesshiu, l’école Kano, l’originalité décorative de Korin, ainsi que le mouvement Ukioyé s’intéressant à la vie quotidienne). Le livre traite également du développement de l’estampe en couleur en tant qu’art démocratique, de son processus de fabrication et des principaux artistes qui l’ont popularisée (Harunobu, Kiyonaga, Utamaro, Toyokuni, Hokusai, Hiroshige), avant de noter son déclin suite à l’utilisation des teintures à base d’aniline. Il aborde ensuite la sculpture bouddhique en bois et en bronze (y compris les colossaux Bouddhas de Nara et Kamakura), le passage aux portraits réalistes et aux miniatures netsuke, puis la métallurgie – cloches de temple, lanternes, miroirs, armures Miochin, ainsi que la tradition de la fabrication des épées – en décrivant les méthodes de fonte et l’esprit rituel associé à cette activité.