« Maugis, le sorcier : un merveilleux récit issu du vieux français… » de Lord Gilhooley est un roman d’aventure chevaleresque écrit à la fin du XIXe siècle. Présenté comme un manuscrit découvert dans la vieille ville de Mouzon, il raconte la légende du cycle de Charlemagne concernant Maugis et les quatre fils d’Aymon – mélangeant batailles, trahisons et amours courtoises avec une « sorcellerie » présentée comme une science occulte. L’histoire suit le guerrier-mage Maugis, ses frères loyaux, le magnanime mais coléreux Charlemagne, le traître Ganelon, ainsi que Yolande, dont le lien secret avec Maugis joue un rôle essentiel dans les événements. Le début du roman est placé dans un contexte moderne : un narrateur à Mouzon rencontre un ermite hanté, Charles Voudran, qui prétend avoir trouvé et brûlé d’anciens manuscrits sur Maugis, mais lui remet son propre résumé sous serment pour qu’il soit publié en dehors de la France ; il affirme que les miracles de Maugis proviennent d’une formation occulte orientale, et non de démons. La narration se déplace ensuite à la cour de Charlemagne : après une victoire militaire, l’empereur envoie son fils Lothaire convoquer le rebelle duc d’Aigremont, qui tue le prince, déclenchant ainsi une guerre et une victoire royale… avant que Ganelon ne tue le duc d’Aigremont de manière trahissière. À la cour, Maugis exige justice, mais est réprimandé ; lors d’une partie d’échecs, il tue le prince Berthelot, s’échappe par la chambre de Yolande et, avec ses frères, construit le château de Montfort sur la Meuse. Charlemagne assiège le château ; Maugis incendie le camp royal, résiste pendant des mois aux pressions, déjoue une trahison au milieu de la nuit, puis s’échappe sous le feu ennemi, lutte contre les poursuivants et survit à une inondation avant que l’empereur ne rase Montfort… Le récit se termine par le face-à-face des frères avec les troupes de leur père, qui exigent leur reddition.