« Linguaggio e proverbi marinareschi » d’Emanuele Celesia est une étude linguistique rédigée à la fin du XIXe siècle. L’ouvrage se propose d’explorer le langage et les proverbes propres à la culture maritime, en particulier chez les marins italiens. Celesia semble insister sur le fait que la langue maritime n’est pas seulement un moyen de communication, mais aussi un élément culturel majeur qui incarne l’identité et les expériences de ceux qui naviguent sur les mers. L’ouverture du livre prépare une exploration approfondie de la culture maritime et de sa langue. Elle présente la ville côtière de Camogli, connue pour ses marins laborieux, et revient sur des événements maritimes marquants, en mettant en lumière un épisode saisissant d’avril 1855 impliquant le navire anglais « Cresus », qui prit feu pendant une tempête. Le récit fait apparaître les figures des marins et leurs actes héroïques, en s’attachant surtout à Emilio Schiaffino, navigateur chevronné, qui médite profondément sur la nécessité d’améliorer l’instruction et le langage des marins. Le texte juxtapose les épreuves des marins à l’engagement passionné pour préserver la dignité et la richesse de leur langue, promettant une exploration féconde des subtilités linguistiques et de l’identité culturelle qui se déploiera dans les dialogues suivants.