Les Mille et Une Nuits (en arabe : ألف ليلة وليلة, romanisé : Alf leyla wa-leyla) est un recueil médiéval de contes traditionnels du Proche-Orient rassemblés en langue arabe pendant l’âge d’or de l’islam. L’œuvre prit forme au cours de plusieurs siècles grâce aux contributions de différents écrivains et traducteurs d’Asie occidentale, d’Asie centrale, d’Asie méridionale et d’Afrique du Nord. De nombreuses histoires étaient à l’origine des contes populaires des périodes abbasside et mamelouke, tandis que d’autres, en particulier celle qui sert de cadre narratif, proviennent très probablement de l’œuvre persane pehlevie Hezār Afsān (en persan : هزار افسان, litt. « Mille légendes »), qui contenait à son tour quelques éléments indiens. Toutes les éditions de l’œuvre ont en commun l’emploi de la forme du récit enchâssé, c’est-à-dire de récits inclus dans d’autres récits, sous la forme de l’histoire selon laquelle le sultan Shahriar écoute chaque nuit les contes que lui raconte son épouse, Shéhérazade, un pour chaque nuit de narration. Les récits partent de cette histoire originelle, et certains sont enchâssés dans d’autres récits, tandis que d’autres sont indépendants. Certaines éditions ne contiennent que quelques centaines de nuits de narration, tandis que d’autres en comprennent 1001 ou davantage. La plus grande partie du texte est en prose, bien que le vers soit occasionnellement employé pour des chansons et des énigmes ou pour exprimer des émotions intenses. La plupart des poèmes sont des distiques ou des quatrains, bien que certains soient plus longs. Certains des contes habituellement associés aux Mille et Une Nuits — en particulier « Aladin et la lampe merveilleuse » et « Ali Baba et les Quarante Voleurs » —, mais aussi celui du prince Ahmed et de la fée Peri Banou, celui d’Aboulhassan le dormeur éveillé, celui de l’aventure nocturne de Haroun al-Rachid, celui des deux sœurs envieuses de la sœur cadette, ne faisaient en fait pas partie du recueil dans les versions arabes originales, mais furent ajoutés par le traducteur français Antoine Galland après que l’écrivain et conteur syrien Hanna Diyab les lui eut racontés lors de sa visite à Paris. D’autres récits, comme « Les sept voyages de Sindbad le Marin », eurent une existence indépendante avant d’être ajoutés au recueil. (This summary is from Wikipedia.)
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