« The Civilization of Illiteracy » de Mihai Nadin est un examen critique de la littératie et de ses implications dans la société contemporaine, vraisemblablement écrit à la fin du XXe siècle. Le livre explore le déclin de la littératie traditionnelle dans le contexte des progrès technologiques rapides et des mutations culturelles, en analysant l'impact de ces évolutions sur le comportement humain, la communication et la structure d'ensemble de la société. Nadin avance que nous entrons dans une nouvelle civilisation caractérisée par « l'illettrisme », lequel dépasse la compréhension conventionnelle de la littératie, et soulève des questions sur les compétences, les valeurs et les normes qui façonnent notre quotidien. L'ouverture du texte plante le décor en évoquant l'accélération vertigineuse de la production d'information à l'époque moderne, mise en regard du recul de l'importance accordée aux compétences traditionnelles de littératie. Elle introduit des personnages contrastés, tels que Zizi, un coiffeur contemporain, et des figures historiques comme Melanchton, afin d'illustrer les différences de savoir et d'engagement vis-à-vis de leurs mondes respectifs. Nadin souligne combien les individus modernes privilégient souvent l'information superficielle et l'efficacité au détriment d'une compréhension approfondie, comme en témoignent les interactions superficielles de Zizi, révélatrices d'une tendance sociétale plus large vers le consumérisme. L'auteur exprime un mélange d'inquiétude et de curiosité face à la nature évolutive de la communication et de l'identité personnelle dans un environnement en mutation rapide, indiquant que le passage à une civilisation de l'illettrisme est un phénomène à la fois indispensable et inévitable.
Copyright 1997