« Prejudices, Second Series » d’H. L. Mencken est un recueil d’essais critiques rédigé au début du XXe siècle. L’ouvrage explore diverses facettes de la culture américaine, en particulier la littérature, en y dénonçant la médiocrité et le manque de profondeur qu’il y perçoit. Mencken écrit avec un esprit acéré et une franchise sans concession, abordant notamment l’incapacité de la littérature américaine à forger une voix distinctive et la manière dont la structure sociale du pays étouffe l’intellectualisme. Dès l’ouverture du volume, Mencken examine les hautes aspirations de figures littéraires du passé telles que Ralph Waldo Emerson et Walt Whitman, opposant leurs visions optimistes de la littérature américaine à ce qu’il juge être la réalité décourageante de la médiocrité qui s’ensuivit. Il exprime son mécontentement face à l’état des lettres nationales, évoquant une superficialité généralisée chez les auteurs contemporains et une réticence culturelle à affronter des vérités plus profondes. Cette section d’ouverture donne le ton d’une exploration critique de la vie artistique et intellectuelle américaine, établissant le point de vue de Mencken comme celui qui remet en cause les opinions conventionnelles et célèbre la rigueur intellectuelle plutôt que les convenances sociales.