« La Russie : son peuple et sa littérature », d’Emilia Pardo Bazán, est une étude critique de la littérature russe écrite à la fin du XIXe siècle. L’ouvrage cherche à explorer les liens complexes entre la littérature russe et son contexte social et historique, en se concentrant sur l’évolution du peuple russe et ses réalisations littéraires. À travers cet examen, l’autrice entend donner un aperçu des mouvements littéraires et des écrivains importants qui ont façonné la littérature russe, mettant en lumière un panorama culturel riche de signification. L’ouverture du texte pose les bases d’une exploration approfondie de l’histoire culturelle et littéraire de la Russie, en commençant par une note personnelle de l’autrice sur ses sources d’inspiration et ses intentions. Pardo Bazán évoque sa première découverte des œuvres d’écrivains russes et l’impact profond qu’elles ont eu sur sa vision du monde, éveillant en elle le désir de comprendre l’environnement sociopolitique qui avait donné naissance à une telle littérature. Elle reconnaît ses limites, notamment son incapacité à lire le russe, tout en formulant une réflexion sur l’interdépendance des classes sociales russes, de l’histoire et des mouvements littéraires novateurs présents dans les œuvres d’auteurs tels que Dostoïevski. Par son approche structurée, elle promet de parcourir le vaste domaine de la littérature russe, en le mettant en relation avec les mouvements du nihilisme et l’évolution du roman russe, préparant ainsi le terrain à une analyse détaillée et réfléchie dans la suite de l’ouvrage.