« Le Nouveau Terrorisme » de Gaston Leroux est un roman écrit au début du XXe siècle. Il s’agit d’un mystère romantico-psychologique aux accents occultes, dans lequel un jeune homme dévoué, Hector, voit son amour de toujours pour sa cousine Cordélia menacé par un peintre anglais énigmatique dont l’art exerce une influence surnaturelle. Des thèmes tels que la suggestion hypnotique, les auras et l’idée d’un « cœur volé » alimentent la tension au fil du roman, où amour, jalousie et croyances entrent en conflit. L’histoire débute avec le mariage arrangé d’Hector et de Cordélia depuis leur enfance, puis suit son voyage aux États-Unis et son retour en France. Hector remarque chez Cordélia des changements inquiétants liés à son art et à ce peintre mystérieux. Lorsqu’il est convoqué au sombre château de Vascoeuil, il apprend que Cordélia et son père se trouvent à l’étranger. À Hennequeville, il aperçoit un homme mystérieux ; de retour, il épouse précipitamment Cordélia. Lors du mariage, un cadeau anonyme lui est remis : un portrait lumineux de Cordélia, clairement réalisé par le peintre anglais « Patrick », et qui dégage une étrange puissance. Cette nuit-là, Cordélia affirme être « aussi froide que ce portrait », parle avec passion des auras et de la suggestion hypnotique, contemple le tableau… puis tombe dans un sommeil hypnotique profond. Un médecin local échoue à la réveiller ; cependant, le spécialiste Dr Thurel identifie l’influence hypnotique et parvient à la ramener à elle-même après avoir soufflé sur les yeux du portrait. À son réveil, Cordélia raconte des souvenirs qui ne correspondent pas à la réalité d’Hector : comme si elle aurait partagé une promenade sous la lune et visité une « chambre dorée ». Le lendemain, elle semble toujours aimante… mais différente. La deuxième nuit, elle est de nouveau attirée par le parc éclairé par la lune ; elle demande à Hector de réciter des poèmes de Byron, comme si ces mots appartenaient à un autre homme, et le supplie de la sauver… avant de retomber dans cet état de rigidité hypnotique. Hector est terrifié : il craint qu’un rival invisible ne dirige son âme.
Le cœur volé. Publié en Angleterre sous le titre : The Burgled Heart. Hannaford Bennett est crédité comme traducteur de cet ouvrage.